La « faim » émotionnelle

D’après mon amie Wiki (hihihi), la faim, c’est « la sensation, après un certain temps sans manger, qui pousse un être vivant à rechercher de la nourriture« . C’est un mécanisme qui nous permet de survivre, en nous signalant quand notre corps n’a plus de carburant qu’il serait bon de lui en donner. Oui, physiologiquement on est encore constitué-e-s comme des Cro-Magnon (ça a de nombreux impacts au-delà du physiologique d’ailleurs, mais ça, c’est un autre sujet).

Est-ce que la faim est signalée par les fameux gargouillements? Par un creux à l’estomac? Par une envie super pressante de manger, la non moins fameuse fringale? Et bien, je suis au regret de te dire que: non. Les gargouillements et gazouillis sont le signe que tes intestins sont au travail (et qu’il faudrait tout simplement leur ficher la paix). Le creux à l’estomac peut très bien vouloir te dire bien autre chose (« j’ai peur », « je suis stressée »…). Et les fringales sont plutôt liées à nos addictions alimentaires (aux sucres rapides ou lents par exemple) et à nos déséquilibres qu’elles viennent compenser (« ce boulot me gave » littéralement hihi, « je devrais le/la quitter mais je n’y arrive pas », « je n’arrive pas à m’accepter et à m’aimer »…).

Et voilà comment on en arrive, très rapidement, à la « faim » émotionnelle, autrement dit au désir de manger qui s’enclenche quand des émotions sont là et qu’on n’a en fait pas trop envie de les voir. Me concernant, je me suis progressivement rendue compte que la plupart de mes prises alimentaires étaient clairement liées à mes émotions, et non pas à la sensation de faim que je n’expérimente que très rarement. Tu me diras sûrement: « ah non, non, moi c’est pas pareil je mange que quand j’ai faim ». Est-ce que tu as faim tous les jours aux environs de midi, puis de 16h, puis de 20h? As-tu « faim » de pain au chocolat le matin au réveil, de pain et fromage le midi et de tablette de chocolat l’après-midi? As-tu faim dès que tu rentres du travail, très faim dès que tu es en présence d’une personne en particulier? Si tu as répondu oui à au moins une de ces questions, je peux te dire que ta faim aussi est émotionnelle. La faim physiologique, elle, n’est pas réglée sur une horloge, sur un type d’aliment (quand tu as vraiment faim tu peux aussi bien manger un brocoli que du pain selon ce qui est à ta portée), sur la présence ou non d’autres personnes.

Il ne s’agit pas de dire « bouhhhhh que nous sommes vilains avec nos faims émotionnelles ». Non, pas du tout. D’ailleurs, tu remarqueras que, de façon générale, on se trouve tou-te-s des excuses pour camoufler cette faim émotionnelle et la faire passer pour une faim physiologique, toute la société est de mèche, aucun souci. Dès petit, on apprend que si on agit bien peut-être qu’on aura une récompense alimentaire, si on pleure aussi, que dans les bons moments on mange des gâteaux (on boit de l’alcool aussi souvent, bon ça c’est peut-être un peu plus tard selon le profil familial hahaha), qu’il faut manger 3 fois par jour à heure fixe, en famille, etc. Donc, plus grand, on a peur de s’évanouir si on rate un repas, on se console avec des aliments « doudous » dès qu’il se passe un truc, on cale nos repas sur l’heure à laquelle le/la conjoint/e veut manger, etc. Et adieu la place au ressenti physiologique!

C’est pas un drame me diras-tu, du moment qu’on arrive à maintenir un certain équilibre pour éviter de se surcharger en nourriture et en particulier en nourriture « nocive », la nourriture c’est aussi une histoire de plaisir, de socialisation, etc. Je suis bien d’accord, juste rappeler que, bien des fois, on arrive pas à maintenir ce « certain équilibre » (surtout à certaines périodes de l’année, tu vois ce que je veux dire) et que ça explique de nombreuses « maladies de civilisation » (ce terme me fait bien marrer, paie la tronche de ta « civilisation »): obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires, …

Personnellement, pour m’aider à retrouver l’équilibre et se reconnecter à la sensation de faim, j’ai maintenant intégré dans ma vie courante la pratique du jeûne. Les deux façons de jeûner que je pratique et qui me semblent très accessibles sont: le jeûne intermittent, dans lequel on laisse le système digestif tranquille pendant au moins 16h (personnellement je ne petit-déjeune plus le matin, mais ça peut aussi se faire dans l’autre sens en ne mangeant plus le soir ou alors en mangeant plus tôt, en fin d’après-midi par exemple, à chacun-e de voir ce qui lui convient); le jeûne hebdomadaire, choisir un jour dans la semaine ou on ne mange pas (personnellement je fais ça tous les vendredis et je kiffe!) ou alors ne faire qu’un repas ce jour-là ou encore une mono-diète. Vraiment, je trouve ce moyen de rééquilibrer les choses vraiment chouette et bien qu’il soit parfois encore très mal vu socialement, mes temps de jeûne sont aussi pour moi un vrai plaisir maintenant (reconnexion au corps, sensations chouettes, sentiments positifs). Si tu veux en savoir plus sur les mécanismes en cours dans le jeûne, tu peux lire cet autre article. 

Mais, ce dont je voulais surtout te parler dans cet article c’est l’aspect émotionnel, plutôt que physiologique, comme le titre de l’article l’indique (héhé). Car en fait, à chaque fois que l’on recourt à la faim émotionnelle, on étouffe la prise de conscience de l’émotion qui nous traverse (au-delà du fait qu’on va se surcharger de nourriture pas forcément très bonne pour nous par ailleurs). Du coup, on freine la connaissance qu’on peut avoir de soi-même (quand il se passe telle chose, je ressens en général telle émotion…), la prise de conscience de choses dans nos vies que l’on pourrait peut-être changer (en fait cette personne me fait tout le temps ressentir telle émotion, peut-être que je devrais prendre mes distances avec elle…).

C’est cet aspect que je souhaite explorer davantage dans les temps à venir. On m’a donnée deux conseils très simples (en apparence héhé) à mettre en place pour essayer de faire cela: quand on souhaite manger, boire un verre d’eau et voir si la sensation de faim est toujours là 5 minutes plus tard (si oui c’est plus probable que ce soit de la faim physiologique mais à vérifier quand même avec la seconde étape), prendre une respiration profonde et se demander qu’est ce qui se passe vraiment en moi? Qu’est ce que je ressens maintenant? Avant de manger.

Même si tu t’en fiches de manger alors que tu n’as pas de faim physiologique, et ce pour divers motifs (tu veux manger avec ta famille, des ami-e-s, des collègues, tu veux te faire plaisir, ou autre), je pense que faire au moins le second exercice peut être très intéressant quand même. Il peut amener des prises de conscience sur nos émotions, qu’on est généralement très peu familiarisé-e à écouter tant qu’elles ne nous submergent pas, en automatisant des instants où on interroge nos ressentis émotionnels, avant chaque prise alimentaire dans ce cas.  C’est ce que j’essaie de faire désormais, même si bien souvent je décide de manger même quand j’identifie clairement que c’est une émotion que je veux étouffer au moins j’ai déjà cette première prise de conscience.

Finalement, de quoi avons-nous peur pour ne pas oser s’interroger sur nos pratiques alimentaires ? Que se passerait-il si en décidant d’être pleinement à l’écoute de soi-même on se rendait compte qu’un seul repas par jour nous convient, que les horaires fixes ne nous correspondent pas, que manger en la présence de telle personne ou dans tel contexte non plus ?

Si vous voulez partager vos ressentis et expériences par rapport à la faim physiologique et émotionnelle, j’en suis bien curieuse, laissez vos commentaires (je vous en remercie d’avance )!!

Bon appétit :-p

Pour les hispanophones, je recommande vraiment cette vidéo sur le sujet !

Nutrición inmaterial

En este blog, ya hablé varias veces de nutrición, es un tema que me interesa mucho y en el que hice varios experimentos proprios. Pero, cuando se trata de nuestra alimentación, cabe no olvidarse de otros tipos de alimentos, los alimentos inmateriales: imágenes, palabras, ideas y demás, a las cuales nos exponemos. Es imprescindible, para tener un buen estado de salud global, cuidar esta nutrición inmaterial.

Para qué vas a mirar un vídeo de personas golpeándose en medio de la calle en el facebook? Para qué c***** lo compartes con otras personas? Para qué vas a mirar una película donde lo único que ocurre son matanzas tras matanzas? Para qué c***** señor chófer me vas a imponer una de estas películas a todo volumen mientras viajo en tu camión? Para qué vas a escuchar esta vecina decir maldades de otra? Para qué vas luego a contar estas maldades a otra persona más? Para qué vas a escuchar estos idiotas que andan en los canales de televisión todo el día criminalizando la gente digna y dignificando a las personas que se dedican a robar, mentir, o decir y hacer estupideces?

Mejor leer un buen libro (o un buen articulo 😉 ), salir a caminar, hablar con una persona que amas para decirle todo lo bueno que ves en ella o compartir sus ilusiones y motivarse para ir hacia ellas, ver una buena película, un documental, una conferencia o hasta un dibujo animado. Mejor informarte en otros medios de comunicación, elegir las personas con quienes quieres intercambiar, … En fin, mejor elegir con qué llenas tu precioso tiempo, tu vida. Y si decides seguir llenándolo de cosas que te arrastran pues ahórrate imponer esto a otras personas. Gracias 🙂

Considera ser vegetarianx, 3 razones

Si no te alcanza para traer cada día carne, pollo, o cualquier otro tipo de animal muerto, a tu mesa, !alégrate! te estás haciendo (a ti, a tus seres queridxs, a los animales y al planetita azul), un gran favor. Y, si es que sí te alcanza, mejor te lo ahorrarías. ¿Cómo así?

Solo te voy a dar 3 razones para considerar volverte vegetarianx o, por lo menos, disminuir tu consumo de animales muertos.

Primero, seguramente es la razón más obvia, dejarías de maltratar y matar a animales. Por supuesto, en la mayoría de los casos, no lo haces tu mismx sino que lo haces hacer por otra persona (qué lindo de tu parte, verdad). Si lo tuvieras que hacer tu mismx, seguramente dejarías de tragar tanta carne (como nos lo enseñan lxs campesinxs que no comen carne de los animales que crían cada día sino, más bien, cuando se trata de celebrar). Pero no, además de explotar animales, criandolos en condiciones más que pésimas: encerradxs sin nunca ver la luz del sol o poder comer vegetales por ahí, amontonadxs sin espacio ni para voltearse, etc. También estás explotando a seres humanos (aquí te va otra razón). Porqué, ya lo sabes, se les paga un mierda a lxs que trabajan en las granjas industrializadas, que producen la mayor parte de la carne del mercado mundial, e igual a lxs que trabajan en los mataderos. Y también sabes que, la mayor parte del tiempo, son migrantes que hacen estos trabajos, ya que son muy difíciles tanto al nivel físico como psicológico y muy mal pagados.

Quizá me dirás, pero lo dudo, que te vale y que lo que realmente te importa eres tú y tu bienestar. Entonces, te diré que esto es otro motivo para dejar, o reducir, el consumo de animales muertos. ¿Y eso? Pues si, hasta la Organización Mundial de la Salud (O.M.S) lo dice, comer carne es dañino para tu salud. Para empezar, porque estás comiendo animales que alimentaron con cosas toxicas, entre otras cosas para que engordaran más rápido: organismos genéticamente modificados, antibióticos, hormonas, … De ahí, obviamente, el animal también se vuelve toxico, y pues tú, te lo comes. Bueno, es cierto que hay fincas donde no maltratan los animales, ni a lxs trabajadorxs, dejan el ganado afuera y todo (muy buen punto si compras carne que proviene de este tipo de granja) pero, desafortunadamente, es una minoría en el mercado global. Luego, también te hace daño porqué no es una necesidad para tu cuerpo, lo sobrecargas de proteínas animales que le cuesta asimilar y acidifican tu organismo. Las proteínas, claro que son necesarias para nuestro organismo, pero las puedes encontrar en otro tipo de productos animales: huevos y lácteos. Y mejor aun, en los vegetales. La combinación cereal (como el maíz o el arroz) y leguminosas (como fréjoles o lentejas) te da proteínas de la misma calidad, en cantidad menor pero, por mí, el problema actual de muchas personas más bien es una alimentación demasiada proteica, que genera, entre otras cosas, una acidez muy alta. Puedes encontrar proteínas también en otros tipos de vegetales: el brócoli, las espinacas, los coles (las verduras verdes por lo general), pero también en el maní (cacahuate), las nueces, las almendras, las semillas (de calabaza, lino, ajonjolí, etc.). Y en especies extrañas como los champiñones o las algas.

Y, por si fuera poco todavía, dejar (o reducir) tu consumo de carne es benéfico para el medio-ambiente. Ya lo sabes, la mayor fuente de emisiones de gases de efecto invernadero es la agricultura intensiva, y dentro de aquella, la ganadería. De hecho, se usa una superficie enorme para producir carne, ya que hay que producir mucho alimento para nutrir los animales, con cultivos que la mayor parte del tiempo son monocultivos intensivos de cereales, en los que se usan agrotóxicos, que son más que nefastos para los ecosistemas, entre los cuales el suelo. Sin decir que usar esta superficie para estos cultivos significa no usarla para cultivos para la alimentación humana, en un mundo en el cual sigue existiendo hambruna.

Este articulo quizá te suene muy moralizador, la verdad es que solo quiero llamar tu atención para que, en el momento de decidir si vas, o no, a consumir carne, pongas más conciencia. Que lo sigas haciendo, no es tan importante, pero hazlo en conciencia. En mi caso por ejemplo, para nada fui vegetariana toda la vida, es más, hace 2 años comía carne todavía, y años atrás era bien taquera. Lo que me hizo cambiar mi alimentación más que nada es mi consideración por los animalitos (aunque sé que hay muchas personas que matan animales y los comen con mucha consideración y respeto igual), siempre me cayeron bien, pero ves que hay muchas razones que hacen de esta decisión algo muy benéfico para unx mismx y todo lo que tiene vida. Te puedes acostumbrar a este cambio de alimentación fácilmente, te lo digo porque lo hice, vas a descubrir que hay una diversidad de alimentos en el mundo vegetal, deliciosos, y mas baratos por encima. ¡Buen provecho!

La dieta tradicional mexicana, lo tiene todo!

Con este primer articulo le rindo homenaje a mi primer amor latinoamericano: México!

Quizá sea una exageración hablar de dieta tradicional mexicana, ya que es un país muy extenso con tradiciones culinarias muy variadas, pero me parece que hay una serie de alimentos que volvemos a encontrar en los platos de la gran mayoría de lxs mexicanxs desde hace siglos. Estos alimentos, en su gran mayoría, son vegetales que fueron las primeras plantas domesticadas por las civilizaciones mesoamericanas: el maíz, el frijol, la calabaza, el aguacate, el chile (por supuesto jiji), el nopal, entre otros. Y por qué carajo te digo que lo tienen todo?

Como ya lo sabes, tenemos que brindar a nuestro cuerpo una serie de elementos mediante nuestra alimentación: carbohidratos (verdadero combustible de nuestro organismo), proteínas (estructura de nuestras células), lípidos (reserva de energía entre otras funciones), fibras, vitaminas, oligoelementos, agua, sal. Pues resulta que todo esto está presente en los alimentos mencionados anteriormente. Todos estos vegetales son fuentes de fibra; el maíz (cereal sin gluten) y el frijol, son carbohidratos que, ademas, combinados representan una fuente de proteínas vegetales estupendas; el chile tiene vitamina C, vitamina B6, potasio, magnesio, hierro; el aguacate es una fuente de lípidos de gran calidad, tiene vitamina B3, potasio, magnesio; el nopal, como muchas verduras verdes, también es una fuente de proteínas vegetales, tiene calcio; y podría seguir declamando sus elementos nutritivos. Y esto, es sin hablar de las propiedades medicinales que pueden tener estos vegetales, solo son sus propiedades nutritivas. Chido no?

Y para conseguirlos, no hace falta ni pisar un “supermercado” y salir “superjodido”, tanto por la factura como por los productos que ahí te venden que son de pésima calidad nutritiva y llenos de aditivos y otras chingaderas que no te harán bien. Basta ir al mercado o al tianguis de la esquina y comprarlos frescos. Mejor aun si puedes conseguir unos producidos sin químicos y directamente a la fuente: la persona que los produce. Y excelente si puedes cultivarlos, hasta con un poquitin de espacio por ahí para una macetita se puede. “Ay pero no nos quieres ver progresar o qué?” Acaso el progreso es intoxicarse con productos nefastos para tu salud financiando industrias agroalimentarias que hacen daño con su sistema productivo a los seres vivos (que explotan sin piedad) y al medioambiente? En un país donde sigue existiendo la desnutrición y la extrema pobreza, si tienes chance de elegir lo que consumes, hazlo, apoya a lxs campesinxs y pequeñxs agricultorxs!

Des protéines? Dans les légumes!

Encore aujourd’hui, au XXIème siècle, on me demande parfois pourquoi je suis végétarienne. Et toi pourquoi t’es carnivore? « J’aime la viande c’est tout, c’est trop bon, je pourrais pas m’en passer ». Ben, moi c’est le contraire, j’aime pas particulièrement ça, je peux très bien m’en passer, je dirais même que plus le temps passe et plus ça me dégoute, m’enfin. En plus de ça, j’aime bien les animaux (vivants), ça me fait froid dans le dos la façon dont ils sont traités dans certains élevages, la façon dont ils sont tués dans certains abattoirs, etc. Tu me diras « moi j’achète de la viande dont je sais que les animaux ont été élevés dans des conditions pas trop moches voire plutôt chouettes et abattus sans être torturés » et je te dirais que j’aimerais que tous les carnivores soient au moins dans cet état d’esprit. Après, et c’est plus qu’à l’ordre du jour maintenant, ne pas manger d’animaux ça me permet de réduire mon impact environnemental, juste pour donner un exemple, on sait que la plus grande partie des rejets de Co2 est générée par l’agriculture et en particulier l’élevage. Tu me diras, « j’ai réduit ma consommation », et je te dirais, tant mieux pour toi parce qu’en plus il semble que ce soit pas très bon pour la santé (y a même l’O.M.S. qui l’a dit y a pas longtemps, c’est pour te dire!). Et là, peut-être parce que tu t’es mis à culpabiliser, ou à réfléchir :-p , tu me diras « ouais mais toi tu manges bien des carottes et les carottes c’est vivant ». Et oui, quoi qu’on fasse on mange du vivant, d’ailleurs, si tu manges que des trucs que tu peux garder des années, voire des décennies, sans que ça se perde, tu dois pas être très en forme. Et du coup, oui, même quand tu arrêtes de manger des animaux, tu dois pas pour autant arrêter d’avoir conscience de l’impact de ce que tu consommes pour t’alimenter. Pourquoi manger un kilo de bananes par jour si une seule te conviendrait parfaitement? Oui, là je m’éloigne du propos, ni protéines ni légumes, et en plus j’ai encore bien à avancer sur la question, on pourra en parler une autre fois!

Pour clore sur le végétarisme, juste te dire que j’ai pas toujours été végétarienne, loin de là. Etant née dans une famille d’éleveurs, où la seule viande qu’on mangeait c’était le chevreau ou le veau qu’on avait caliné, j’ai toujours eu en tête que derrière une côtelette ou un steak y avait un petit animal trop chou, ça calme en termes de consommation (en passant, je t’invite à penser, quand tu manges un animal, que tu as dû le tuer avant, « ah non mais moi je pourrais pas tuer un animal », mouais, par contre ça te dérange pas que quelqu’un d’autre le fasse à ta place?). Après, c’est sûr, quand tu vois la tronche des cantines scolaires, j’en ai bouffé du steak haché et tout autre sorte de choses étranges composées d’animaux morts (nourris aux OGMS, aux hormones et aux antibiotiques, peut-être même aux farines animales, sans aucun doute). Puis, quand j’ai commencé mes études supèrieures, en même temps qu’à vivre seule, ça a été de suite plus simple de ne plus manger de viande, yes! Oui, mais parfois, quand j’étais invitée, quand je mangeais dehors, ou encore quand j’étais avec des proches qui en consommaient, j’en consommais aussi, et pas de la meilleure qualité si tu veux mon avis. Quand, ensuite, je suis partie dans un pays, où, pour ne pas passer à côté des spécialités culinaires, soit disant, il faut manger des trucs avec de la viande, ma consommation a encore augmenté. Et un jour, lors d’une de ces fois où j’étais dans un pays où « tu comprends c’est compliqué si tu manges pas de viande », j’ai passé pas mal de temps avec une amie (elle se reconnaitra peut-être 🙂 ) qui, elle, ne consommait plus du tout de viande et s’en sortait plutôt pas mal pour s’alimenter. Du coup, quand je suis rentrée, après avoir atteint un point de non-retour en consommation de poulet aux hormones, je me suis dit « aller, j’arrête! » et quand je repartirai, je me trouverai plus d’excuses! Car en fait, non, t’es pas obligé-e de manger de la viande pour faire plaisir aux gens qui t’invitent, ni pour faire plaisir aux personnes avec qui tu vis, ni parce que tu es dans un autre pays, ni quoique ce soit en fait, tu peux toujours décider, comme tu peux aussi décider qu’un jour, d’un seul coup, tu souhaites manger un steak, mais ça, comme je te disais, plus le temps passe et plus ça perd toute véracité.

« Oui et tes protéines aux légumes là??!! ». J’y reviens, pardon. Le blabla sur le végétarisme pour dire finalement que quand t’es végétarienne, « on » (« on est un con qui ne dit pas son nom » hihi) va aussi te dire « mais comment tu vas faire avec les protéines? C’est quand même ce qui structure nos cellules! (ah non, ça « on » ne le sait pas hihihi) ». Facile, les protéines animales qui ne sont pas des animaux (heiiiiin qu’est-ce qu’elle dit?!): oeufs, laitages. Ok, mais si je veux pas manger des oeufs et des laitages tous les jours, voire même que je veux plus du tout manger de produits d’origine animale (parce que sinon je ne règle pas la question des conditions d’élevage, de l’exploitation animale, de l’impact environnemental et tutti quanti)? Re facile, les protéines végétales! Alors ça, c’est bon, ça fait des lustres qu’on en parle, tout le monde le sait, il s’agit de combiner légumineuses (lentilles, haricots, pois chiches, …) et céréales (riz, mais, blé, avoine …). Et, bim, des protéines aussi riches que les protéines d’origine animale. Ouais, mais si j’ai décidé de ne plus manger de céréales? « Quoiiiiiiiiii?! Mais pourquoi tu vas faire ça?! T’es rentrée dans une secte ou quoi? » Non, non, c’est juste que je fais des sinusites à répétition, qu’en plus parfois j’ai de l’acnée, et que je crois que la source de ces maux c’est la mauvaise assimilation des céréales. « Mauvaise assimilation des céréales et sinusite, il est où le lien là? » Tu sais, les toxines qu’on accumule et qui sont à l’origine de maux de divers ordres? En natuopathie, on peut les classer en deux catégories: les « cristaux », qui sont liés à une mauvaise dégradation des protéines, et autres aliments acidifiants, et peuvent provoquer, par exemple, des rhumatismes; et les « colles« , qui sont liées à une mauvaise dégradation des amidons et des graisses, et peuvent provoquer justement sinusite, acnée, bronchite, etc. Une façon de ne plus accumuler ce type de toxines, et par la suite ne plus souffrir de ces maux, c’est de supprimer leur source alimentaire. Donc, je me suis dis, je tente de supprimer les céréales.

« Ok. Mais les protéines alors?! » Pas de panique, il y a ce dont j’ai besoin dans les légumes (notamment les verts: brocoli, artichaut, épinards, chou frisé, cresson…) et même dans les fruits (les oléagineux: noix, amandes, noisettes, pistaches…), ou encore les graines (lin, courge…), les arachides. Et puis, si je trouve que c’est pas assez, je peux encore rajouter des algues  ou des champigons par dessus le tout. « Mouais, tes sûre que c’est pareil? » Pareil non, la quantité de protéines dans ces aliments est infèrieure à celle contenue dans la viande par exemple, mais elle est bien plus facilement assimilable et peut couvrir mes besoins.

T’y crois pas à mes protéines végétales? Tu sais pas où les trouver? Y a plein de livres (avec des recettes 🙂 ) qui t’expliquent tout ça, ici quelques exemples: Je choisis les protéines végétales! du Dr Lylian Le Goff; Le Grand livre des protéines végétales d’Anne Dufour, Carole Garnier et Marie Borrel; Protéines végétales de Catherine Moreau et Marie-José Jarry; Mes petites recettes magiques aux protéines végétales d’Anne Dufour et Carole Garnier (encore elles! hihi).

 

 

Le jeûne, j’ai testé (et bientôt adopté)

Au début de l’automne dernier, j’ai décidé de me lancer et réaliser un jeûne de quelques jours. J’ai tant entendu parler des bienfaits du jeûne dernièrement, capable de soigner jusqu’à des maladies graves (de type cancer ou encore schizophrénie selon des études réalisées notamment en Allemagne où le jeûne est utilisé de façon thérapeutique dans les hopitaux), qu’il ne manquait plus qu’à sauter le pas.

Vous me direz mais pourquoi réaliser un jeûne quand on est en bonne santé? Bon, déjà l’état de « bonne santé » dans nos sociétés est souvent réduit au fait de ne pas être malade, je dirais même de ne pas être gravement malade car, bien souvent, les troubles chroniques passent pour des maux inévitables et avec lesquels on peut continuer à avoir une vie « normale » (et donc continuer à ne pas s’intéresser à notre santé). Des approches comme la naturopathie nous montrent, au contraire, que la santé c’est un équilibre vital – qui peut généralement être bien au dessus de notre équilibre actuel au sens où nous pourrions certainement tou-te-s avoir bien plus d’énergie – que nous pouvons prendre en main. Et nous pouvons commencer à le prendre en main en s’intéressant à l’intelligence du vivant. Car oui, bien qu’on est tendance à l’oublier, tant nous sommes parfois anesthésié-e-s par nos modes de vie actuels, nous sommes bien des êtres vivants (et c’est chouette quand même non?!). A ce titre, certaines lois s’appliquent à nous et il est bon de les connaitre pour profiter pleinement de ce que nous sommes.

« Oula…intelligence de vivant… mais qu’est-ce que c’est que ce truc et pourquoi elle nous parle de ça celle-là, c’est pas un article sur son expérience de jeûne le truc là? » Oui, effectivement, je me suis un peu emballée, mais c’est pour expliquer pourquoi décider de faire un jeûne. En fait, comme tout être vivant, on produit des toxines que notre organisme évacue (il est balaise celui-là). Mais, parfois (ou même très souvent dans nos sociétés contemporaines), on accumule ces toxines et arrive à saturation. Notre organisme n’arrive plus à éliminer correctement et des symptômes apparaissent: des problèmes de peau (acnée, eczéma, psoriasis, …), des problèmes digestifs (ballonnements, contispation, ou même mauvaise haleine, …), ou encore des problèmes d’ordres émotionnel et mental (états dépressifs, insomnies, irritabilité, etc.). La bonne nouvelle c’est qu’on peut aider notre organisme, qui a la capacité à s’autorégénérer (elle est au top cette loi du vivant pas vrai?!),  à éliminer cette surcharge de toxines et ce via de multiples méthodes. Une de ces méthodes, c’est le jeûne. Et, d’un point de vue technique et organisationnel, elle me semble, de loin, être la plus simple. En effet, de quoi as-tu besoin pour réaliser un jeûne? Ben de rien en fait.

Bon, je te l’accorde, la réalité du jeûne est peut-être un peu plus complexe que ça, on a souvent pas mal de peurs et de croyances à dépasser (« comment tu vas partir le ventre vide?! », « attends mais moi sans manger je tiens pas 5 minutes », …), il faut quand même se préparer avant (sevrer le corps d’aliments solides du jour au lendemain, ou encore après une orgie gastronomique, c’est peut-être pas la meilleure idée), ce n’est pas un changement anodin dans notre quotidien (où les repas sont des moments pivots de chacune de nos journées), on peut s’entrainer avant (on l’a souvent fait en fait en s’abstenant de manger quand on est malade ou partant le matin sans petit-déjeuner par exemple), on peut aussi opter pour différents types de jeunes (sec, hydrique, Büchinger, …), et j’en passe.

Personnellement, je me suis préparée pendant une semaine. Durant cette semaine j’ai réduit le plus possible les excitants: café, thé, alcool (je ne fume plus mais pour celles/ceux qui fument il est préférable de réduire aussi la consommation de tabac durant cette semaine). Pour moi, ça a quand même voulu dire un p’tit café par jour  car j’en consomme beaucoup (sûrement trop) d’habitude. Les deux premiers jours de la semaine, j’ai supprimé progressivement les produits (facile pour une végétarienne 🙂 et sous-produits (oeufs, produits laitiers) d’origine animale. Les deux jours suivants, j’ai supprimé les céréales, féculents, et les légumineuses, le sucre aussi, pour basculer vers une alimentation de fruits et légumes exclusivement (ça inclus les chataignes wouhou!!! euh pardon, je suis cévenole). Selon votre régime alimentaire actuel, cette semaine peut déjà vous sembler insurmontable, essayez toujours, au pire vous en resterez là. Mais sincérement les fruits et les légumes nous offre une palette de possibilités impressionnantes. Bien sûr, s’ils sont locaux et biologiques ils n’en seront que (bien) meilleurs et le défi sera de suite beaucoup plus aisé.

Ensuite, je voulais me lancer sur un jeûne de 5 jours, finalement j’en ai fait 3. J’avais peut-être visé un peu haut pour une première expérience ou, ce qui est sûr, je n’ai pas bien programmé les dates (l’anniversaire de ma frangine serait tombé le dernier jour du jeûne, ça aurait un peu compromis la fête). Un conseil donc, si vous voulez vous lancer, planifiez d’avoir quelques jours totalement libres pour réaliser votre premier jeûne, peut-être même les suivants à chacun-e de voir. Qu’est-ce qu’il s’est passé pendant ces 3 jours? Le premier jour, je n’ai bu que des tisanes et de l’eau, et s’est passé comme une lettre à la poste (hum cette expression prête peut-être à confusion aujourd’hui hihi). Je me suis rendue compte que je pouvais facilement passer une journée sans manger, sans ressentir de faim ni de fatigue, et c’est sûrement le cas de nombreux/ses d’entre nous. Il se trouve que, ce jour là, c’est ballot (oula les expressions tombées en désuétude va falloir que j’arrête là), je suis tombée en panne de voiture. Quel rapport? Ben, sous le coup de la frustration (de ne pas avoir pu réaliser le voyage programmé), de l’énervement (d’avoir vu passer de nombreux automobilistes avant que quelqu’un veuille bien m’aider à pousser la voiture restée au milieu de la route, d’ailleurs grand merci au couple qui m’a aidé ce jour là :-), et une fois le sauvetage par ma famille effectué (merci aussi tiens :-), j’ai eu une grande envie de me jeter sur la nourriture (mais j’ai respiré un bon coup et l’envie est passée :-). Et hop! Une prise de conscience supplémentaire (je m’en étais déjà rendu compte mais là, étant donné le contexte de jeûne, ça a été particulièrement évident): ma façon de me nourrir et mes prises alimentaires sont très liées à mes émotions. Le deuxième jour n’a pas été si glorieux, maux de tête dès le matin, sensation de faiblesse et de fatigue très importantes. J’hésitais entre un jeûne hydrique (juste boire de l’eau) et un jeûne où il est possible de prendre des bouillons de légumes le midi et le soir, la fatigue m’a fait trancher pour cette dernière option dès le deuxième jour. Le troisième jour, le mal de tête a disparu, le manque d’énergie non et, en plus, j’ai  ressenti des douleurs dans les jambes. Alors, comme ça, c’est sûr, ça fait pas trop envie, mais en fait ce sont des symptômes normaux d’élimination ou de manque (car, oui, on est un peu tou-te-s des drogué-e-s de la bouffe), et vous pouvez en rencontrer d’autres si vous faites un jeûne (vertiges, nausées, etc.), et de l’adaptation du corps à la situation (il n’a plus son carburant habituel et doit donc changer son fonctionnement pour aller le chercher dans nos réserves), c’est donc plutôt bon signe, ça veut dire qu’on est déjà en train d’éliminer des toxines. Pour le coup, j’ai bien fait de réaliser ce jeûne durant des jours totalement libres, j’ai donc passé pas mal de temps à me reposer, une formule que je vous conseille! Au quatrième jour, je me lève avec une énergie folle, surprise moi-même. Je tire un peu plus mais, à midi, je romps le jeûne en prévision des festivités des jours suivants 🙂 Ce quatrième jour m’a néanmoins laissé l’eau à la bouche, à ce qui parait après les crises d’élimination (ou de manque) des premiers jours (qui font qu’on peut se sentir pas très bien) c’est une énergie débordante qui arrive. A vérifier lors d’un futur jeûne.

A la suite de cette expérience, je me suis dis qu’adopter la formule d’un jour de jeûne par semaine serait très intéressante, car le premier jour de jeûne ne m’a rien couté et m’a quand même fait bénéficier des bienfaits du jeûne (temps de repos pour le système digestif, début de l’élimination des toxines). C’est une réforme de mon hygiène de vie que je n’ai pas encore mise en place, mais, qui sait, peut-être que le moment viendra bientôt.

Depuis, j’ai réalisé un autre jeûne, avec un proche, mais très distinct. Il s’est agit d’un « jeûne » de 30 jours, je mets le mot entre guillemets car je n’ai en fait pas cessé de donner des nutriments extérieurs, sous différentes formes, à mon corps durant ces 30 jours. En effet, nous avons d’abord mangé exclusivement des fruits et légumes pendant 10 jours, puis des aliments liquides pendant 10 autres jours (jus de fruits et de légumes, veloutés de légumes) et enfin un repas par jour pendant 10 jours. Cette expérience a plutôt été facile pour moi et, à part quelques moments de fatigue, je n’ai pas ressenti d’autres symptômes d’élimination significatifs. Comme je suis végétarienne, que j’adore les fruits et légumes, et que j’ai réalisé cette expérience dans un pays tropical, où il y a une diversité incroyable de fruits notamment, les 10 premiers n’ont pas été très différents de ma diète habituelle finalement. C’est peut-être les 10 jours suivants qui ont été un peu plus déconcertants mais j’ai réalisé qu’on peut très bien se nourrir exclusivement de liquides, tous les nutriments peuvent être apportés par ce biais au corps et je n’ai pas ressenti de fatigue ni de faim pendant ces 10 jours non plus. Les 10 derniers ont été les plus contraignants, mais pour être tout à fait honnête, en dehors du repas (conséquent) unique de la journée, je me suis autorisée à manger des fruits et finalement ça n’a pas différé beaucoup d’une alimentation « normale ». Cette expérience a aussi été, je pense, plus facile car je l’ai réalisé avec un proche, on s’est soutenu-e-s, notamment par le simple fait de partager la même diète, et, en plus, on n’y a ajouté une dimension spirituelle (je ne rentre pas plus en détail ici car à chacun-e de trouver l’approche qui lui convient). Elle m’a permis de me défaire encore davantage de croyances sur l’alimentation (« il faut ceci », « il faut cela ») et d’acquérir encore plus de confiance en moi sur ce que je suis capable de faire et à quel point je peux décider de mon mode d’alimentation.

Et pour accueillir le printemps (les changements de saisons étant parfaits pour se lancer dans ce genre de démarches), je pense faire une mono-diète, je vous raconterai dans un prochain article 😉

Pour en savoir plus sur le jeûne, je vous conseille un livre que j’ai lu avant de me lancer:  Les bienfaits du jeûne. Organiser une semaine de jeûne pas-à-pas et une mono-diète détox de 3 jours d’Isabelle Bruno et Isabelle Boffelli, paru en 2016, aux éditions Hachette.

Dans un style et un support différents, vous pouvez aussi aller voir la série de vidéos youtube de Thierry Casasnovas sur le sujet, le lien vers la première de celles-ci ici.