La pilule, ils ne me la feront plus avaler

Petit clin d’oeil aux élections avec ce titre, mais non, ce n’est pas ce dont je vais te parler. Je vais te parler d’une pilule, non métaphorique elle, que j’ai arrêté de gober il y a maintenant plus de deux ans, mais que des millions, voire des milliards, de femmes continuent à consommer quotidiennement sur cette petite planète bleue: la pilule contraceptive.

« Ouille, ouille, ouille, v’là t’y pas qu’elle a fait voeu de chasteté ou qu’elle a décidé d’être mère d’une famille nombreuse?! » Rien à voir, et c’est bien ce qui m’a posé question au moment de décider d’écrire cet article sur la pilule. Car non, mon propos n’est pas de remettre en cause la « libération sexuelle » (bien que la libération sexuelle actuelle, liée à la culture pornographique mainstream de bas étage et à ton cours de SVT de 5ème, y aurait moyen de l’améliorer, je pense, m’enfin, c’est un autre sujet) ni l’émancipation des femmes de la reproduction automatique (et toutes les contraintes qui peuvent aller avec: tomber enceinte après tes premiers rapports sexuels, te marier rapido et accepter ensuite tout et n’importe quoi, merci, mais non merci!!), que les mobilisations des années 1960 nous ont permis d’acquérir. Mon propos, c’est plutôt de dire: mais pourquoi avons nous vendu, enfin au final ils ont fait mieux encore car maintenant on le leur achète, cette liberté aux grands groupes pharmaceutiques?! Auxquels, plus tard, nous achèterons les médicaments pour les maladies que nous aura provoqué cette chère pilule.

C’est maintenant bien connu, après les quelques scandales sur des types et des marques de pilules bien précises, la pilule contraceptive est plus que soupçonnée d’être en lien avec l’apparition de cancers du sein, de l’utérus, des ovaires, de maladies cardio-vasculaires de type AVC, infractus, et il y aurait même des liens à faire avec les dépressions, troubles du comportement ou encore l’autisme. Et ce ne sont que quelques exemples. Pour un truc qu’on nous vend dès la puberté, à gober tous les jours comme un smarties, chapeau les grands intérêts économiques qui instrumentalisent notre « émancipation »! Et si les études scientifiques mettant en avant ces faits ne se multiplient pas et sont vite étouffées, tu auras compris pourquoi, je te fais pas un dessin.

« Mais attends, comment ça pourrait nous provoquer toutes ces maladies, les hormones c’est bien naturel? » En fait, ce qui est naturel c’est quand ton corps les produit tout seul ces hormones, quand tu te les injectes de l’extèrieur, à haute dose, et pendant des années… y a qu’à lire la première phrase de mon cours sur le système endocrinien (ça fait sérieux hein hihi) pour en prendre la mesure: « ce système (…) est impliqué dans le bon fonctionnement de foule d’activités de notre corps: que certains de ces composants tournent trop vite ou trop lentement, voilà l’organisme menacé dans son existence même« . Oups, boulette la pilule d’oestrogènes et progestérones. Et même que ce système on le connait pas trop encore et qu’on est encore en train de découvrir l’existence d’hormones, les rôles insoupçonnés de certaines, etc.

« Ouais ben t’es bien gentille mais alors tu fais comment? » Bonne nouvelle! Des méthodes vraiment naturelles, et sans toutes ces conséquences ravageuses, y en a pas mal et chacune pourra sûrement trouver celle qui lui convient et dire bye bye même aux petits désagréments, dont on se rend compte très rapidement quand on prend la pilule (prise de poids, baisse de libido, acnée, etc.) et dont les gynéco, notamment, se foutent royalement. Cet article du Pr Henri Joyeux et Dominique Vialard, par exemple, et au-delà de son titre encore plus racoleur que le mien hihi, cite plusieurs de ces méthodes (comme des études scientifiques qui montrent les conséquences négatives de la pilule sur notre santé). Si vous voulez en savoir plus encore, vous pouvez vous procurer leur livre: La pilule contraceptive.

Arrêter la pilule, en plus de réduire le risque de grandes conséquences négatives de type cancers, stérilité et autres, moi ça m’a permis aussi d’augmenter la connaissance de mon propre corps et son fonctionnement (connaissance du cycle et comment il se passe précisement pour moi), mon autonomie face aux labo pharmaceutiques (adieu l’entrée trimestrielle dans la pharmacie), et même mon impact environnemental (plus d’hormones dans mes urines qui transforment tous les possions des rivières en femelles). Et je pense que si les mouvements de femmes des années 1960 avaient continué à sévir, on serait allées toutes collectivement dans ce sens là, y a qu’à voir ce film génialisime pour en prendre la mesure (j’en dis pas plus, vraiment regarde-le!) : Regarde, elle a les yeux grands ouverts.